ART SOUS X

Evénements passés
SEPTEMBRE 2026 – Marie France HURBAULT Artiste plasticienne Exposition en présence de l’artiste les 11,12,13 et 20 septembre 2026 Lecture – Restitution de l’atelier d’écriture mené par Audrey GAILLARD le dimnache 20 septembre à 17H [...]
JANVIER-FEVRIER 2026 – Valérie Bernard – Photographe [...]
« Le monde était si récent que beaucoup de choses manquaient de noms, et pour les mentionner, il fallait les pointer du doigt. » — Gabriel García Márquez, Cent ans de solitude Je peins parce que la peinture est ma façon d’habiter le monde. Elle commence là où les mots ne suffisent plus, dans ce territoire incertain où les images précèdent leur nom. Parfois elles apparaissent comme un rêve ; d’autres fois comme l’écho d’un récit hérité, d’un souvenir incomplet ou d’une vision qui persiste sans révéler tout à fait son origine. Avant même d’apparaître, elles habitent mon corps. Je ne peins pas ce dont je me souviens, mais la manière dont la mémoire demeure et se transforme en moi. Elle ne revient jamais sous la forme d’un récit fidèle. Elle se manifeste par fragments, sensations, couleurs et gestes, comme si elle obéissait à une logique qui lui est propre. Mes tableaux naissent souvent d’une archive intime composée de photographies de famille, d’images conservées et de souvenirs épars. En les traversant, je fais glisser les paysages, se transformer les visages, se dissoudre les chronologies. Chaque tableau devient ainsi un espace où souvenir et imagination se rencontrent, jusqu’à faire émerger une réalité autre, suspendue entre ce qui a été vécu et ce qui, silencieusement, continue de m’habiter. La Colombie est le premier paysage de mon imaginaire. C’est là que j’ai grandi, entourée d’une nature exubérante, d’histoires racontées comme des évidences, de croyances populaires où les vivants, les morts, les animaux, les plantes et les rêves partagent le même monde. Paradoxalement, c’est en quittant la Colombie que ces images sont devenues plus présentes. La distance leur a donné une autre densité. Elles sont revenues sous forme de couleurs, de lumières, de végétation, de présences féminines ou animales, comme si la mémoire cherchait à reconstruire un paysage intérieur rendu plus vif par l’absence. Je peins presque exclusivement des femmes, souvent mon propre visage. L’autoportrait c’est la preuve d’un corps traversé, capable d’accueillir plusieurs mémoires à la fois, où l’intime se mêle au collectif, où les récits hérités rencontrent ceux qui restent encore à inventer. Quand je peins, une pensée revient sans cesse : mes mains prolongent d’autres mains. Les gestes de ma mère, ceux de ma grand-mère, ceux des femmes qui m’ont précédée continuent de vivre dans les miens. Je ne sais pas exactement par où cette mémoire se transmet — par les gestes, par les corps ou par le silence. Je sais seulement qu’elle existe, et que la peinture lui offre un lieu où apparaître. J’aime penser que la peinture n’est pas une manière de représenter le monde, mais de lui offrir un lieu où continuer à rêver. Alejandra Álvarez Polanía, 2026 [...]
L’exposition réunit les résidentes de l’édition 2025 de la Résidence Bouchor, coorganisée par ARTSOUS X, la Mairie de XIVe, les artistes AURELK et Yun THEYOUNG. Cette édition est parrainée par lagaleriste Isabelle Gounod.À l’occasion de la Nuit Blanche, les trois artistes, Julia LÊ, Lola LE VIENT et Ada POLCHI, se retrouvent àla galerie du Montparnasse. Avec Ce qui nous revient, le trio donne matière à penser autour de l’invisible et des invisibilisé·es : des parcours de vie révélés par des portraits photographiques des fragments de ciel, de pluie et de pierre des jeux de société inventés. Après tout, à quoi jouer lorsqu’on se joue de nous ? Par la photographie et le son, Julia LÊ constitue une mémoire collective des enfances racisées enFrance hexagonale. La caméra n’est pas un outil de capture, c’est un portail par lequel l’artiste installedes seuils où des inconnues se rencontrent.Dans sa série Les berceuses se sont éteintes, les conteur·euses invoquent leurs enfances passées.Dans une mouvance inverse à l’adultification(*), la photo révèle la tendresse et la résistance enchacun·e. Dans ces portraits, il y a en fait trois personnages principaux : les conteur·euses, leursrécits, et les lieux qu’ils habitent. Ibtissam, sous une branche fleurie, porte dans ses cheveux lesfleurs tombantes de l’arbre. Renversant les moqueries racistes subies durant son enfance, elle seréapproprie son corps avec fierté, comme une extension du monde qu’elle habite depuis toujours. Lola LE VIENT partitionne la pluie, les cailloux, des aigrettes de pissenlit… Des choses aussicommunes qu’uniques et insaisissables.J’ai confondu le sol et les nuages est une série de sculptures, une forme de lexique élémentaire. Lolacontourne les limites des mots pour en révéler des archives de phénomènes instables, de formesfaites pour être laissées. Les pièces brouillent les frontières ; le terrestre, le volatile, le paysagesemblent désorientés.Les pissenlits deviennent des morceaux de ciel qui poussent depuis les sols.Retenir le ciel est une tentative d’encadrement d’un nuage. Sa fragilité matérielle entre en tensionavec les forces infiniment grandes qu’elle évoque. « Elle en a marre »… alors Ada POLCHI trace une marelle. Elle développe des séries de jeux invitant àbattre et rebattre les cartes sur nos rapports à la violence systémique ou subversive. Elle propose desversions détournées de jeux de société pour critiquer le système patriarcal.Chaque joueur.euse peut repartir avec une cocotte en papier, ces petits oracles de cour de récréation.Ouvrir la cocotte, c’est accepter la règle. Ce qu’on y trouve, on ne l’a pas choisi : comme dans tantd’autres espaces de la vie des femmes, la partie est truquée dès le départ. Pour Battaouaf, AdaPOLCHI en invente une autre et, cette fois, ce sont les chiennes qui mènent la danse.Ce qui nous revient retourne les images, les mots, les normes et les corps, pour en révéler l’envers.L’exposition invite à revenir sur ce qui fut, restituer ce qui a été pris, pour mieux se retrouver, encoreet encore. Yun THEYOUNG * adultification : biais par lequel certains enfants, marqués par des stigmates sociaux et raciaux, sont perçus commeplus « matures » que leur âge. Une qualification qui justifie leur sur-responsabilisation et les prive desmécanismes de protection accordés aux autres enfants. [...]
François GRANGE (né en 2000 à Paris) est artiste et diplômé en 2025 de l’Ecole nationale supérieure des Beaux-artsde Paris. Il développe une pratique mêlant film, sculpture, vidéo, performance, collage et écriture de chansons. À partir deformes issues de la scène ou de ses marges, de la culture du fan et de l’entertainment, il crée des dispositifs à échelleréduite, fabriqués à partir de moyens modestes.Il a étudié à la Central Saint Martins, aux Beaux-arts de Paris et à la Slade School of Fine Art à Londres. En 2026, il aété en résidence à POUSH à Aubervilliers.Rose LE GOFF (née en 1999 à Paris, FR, vit et travaille à Reims, FR) est une artiste pluridisciplinaire, s’intéressant à ceque nous conservons d’une époque révolue. Sa pratique est celle d’une collectionneuse. À partir de matériaux courantsvoire banals et quotidiens, de prélèvements ou d’ersatz, elle s’interroge sur les traces que nous laisserons derrièrenous, s’enracinant dans ce qui est déjà là, presque caché, et aboutissant à des œuvres le plus souvent invisibles etinaudibles. Son travail a pu être visible à Reims (FR), Nancy (FR), Strasbourg (FR), Freiburg (DE), ou encore àBirsfelden (CH).« Par cette manipulation, elle s’approprie le réel, l’intime, et évoque les moments de transitions (l’état de la ciresolide, liquide, et à nouveau solide), les interstices (les dents), l’interaction (les œuvres en lien avec la correspondance),à travers un travail à la facture toujours imposante malgré sa discrétion.» MaëlaBescond, à propos du travail del’artiste, dans un texte commandé par La Fileuse (Reims, FR).Axel LELAIT est diplômé de l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tours avec les félicitations du jury. Lauréat du Prix de laJeune Création Mulhouse025 en 2025, il est successivement résident aux Ateliers Wonder puis à l’Espace Bouchor àParis. Son travail a récemment été présenté à la Biennale des Commencements à Mulhouse, au Cellier de Clairvaux àDijon, aux Rotondes à Luxembourg pour la Triennale de la Jeune Création, ainsi qu’au Grand Palais à Paris dans lecadre de la performance « Keep away from the direct sunlight ».Les sculptures et installations d’Axel LELAIT fonctionnent comme des écosystème hybrides vivants, animés oumécanisés mêlant matières organiques et artefacts. Il puise son inspiration dans son histoire personnelle et de sarégion natale la Sologne, terre forestière et marécageuse marquée par les rapports de domination, d’assimilation et dedestruction qu’entretiennent l’humain et le nonhumain.En glanant des éléments issus de ce territoire et du monde agricole qu’il réinvestit dans des biomes primordiaux auxrelents postindustriels,Axel LELAIT redonne de la visibilité à des paysages de traverse voués à l’oubli au sein de l’espace d’exposition devenu friche surnaturelle. Ainsi s’opère un glissement de nature dans ses œuvres qui, de zones àpriori hostiles se muent en refuges pour l’artiste, des terres intimes gorgées de souvenirs et de désirs. Adrien ELIE [...]
Septembre 2025 –  Exposition  de  Rosa POZNER  Peinture L’ Espace Bouchor est spécifiquement dédié aux jeunes artistes ! Rosa Pozner souhaitait se lancer dans l’aventure de la première exposition.  La rencontre était inéluctable art sous x paris14 est heureux d’accompagner cette « 1ère fois », ce premier saut, cette prise de risque que signifie de donner  à voir des traces de son univers. C’est aussi  accepter de le partager peut-être, de provoquer de nouveaux questionnements et d’intentions «  Quand je ne suis pas en train de peindre, je suis toujours en train de penser, de me demander ce que je pourrais faire prochainement. C’est quelque chose que j’ai appris à construire dans ma tête : ce que je voudrais que la peinture soit. Je ne le faisais pas du tout avant,  » * … des ingrédients majeurs qui participent de la création, du devenir artiste, .. et au moins d’une seconde exposition…voire plus! ! *Rosa Pozner –  Livret  exposition   avec la préface de Olivier Appert          [...]
Juin 2025 – Exposition de KHADIJA ALHYAN & AZIZ EL ASRI Deux artistes, deux langages, deux âges, un même ancrage. Dans racines chromatiques Khadija ALHYAN et Aziz EL ASRI confrontent et conjuguent leurs univers artistiques. L’une, autodidacte, inspirée des symboles amazighs, l’autre porté par l’abstraction émotionnelle. Ensemble, ils tissent ils tissent une narration visuelle où la mémoire, l’identité et la matière deviennent langage Un geste collectif aussi : tout au long de l’exposition , un tapis sera tissé par les visiteurs deviendra œuvre commune…restera dans le quartier comme trace d’un passage, d’un lien, d’un héritage partagé [...]
Dix professionnel.le.s – auteurs de BD, illustrateurs, architectes, animateurs et sérigraphes –vous partagent sans rougir les gestes de leur quotidien : doutes, ratés, ratures, reprises, tâtonnements, esquisses, recherches, notes, carnets… autant de fragments précieux et rarement exposés, qui donnent à voir la richesse du processus créatif au delà du résultat final.  » Passantes, passants. Vous vous êtes peut-être déjà interrogé.es, en passant devant les baies vitrées du 1 rue Maurice Bouchor, sur ce qui se trame à longueur de saisons dans cette fourmilière sur rue. Désormais, les coulisses des créations qui y voient le jour vous sont ouvertes : esquisses, recherches, notes, storyboards… les dessous de ce labeur artistique, rarement montrés, vous sont dévoilées.  Onze professionnel.le.s – illustrateurs, auteurs de bande dessinée, architectes, animateurs, sérigraphes – vous partagent sans rougir les coulisses de leurs gestes quotidiens : doutes, ratés, ratures, reprises et recherches nécessaires au travail de création. » Il y aura des carnets de recherche, des dessins de modèle vivant, des plans d’archi, des dessins originaux, des storyboards, des planches de bd originales… Du 20 mai au 1er juin 2025 à l’Espace Bouchor 5 rue Maurice Bouchor, 75014 Paris Mardi > vendredi : 15h à 19h Samedi : 11h à 19h Dimanche : 11h à 14h Vernissage le 20 mai à 18h30 Participants : Antoine Presles – animateur Chloé Wary – autrice de bd Lucie Albrecht – autrice de bd Joseph Kai – auteur de bd Line Hachem – illustratrice Delphine Marcotte – architecte Louise Laborie – autrice de bd Cécile Tallemet – sérigraphe Peter – auteur de bd Lorène Gaydon – autrice de bd, illustratrice, motion designeuse Marie Barbelet – graphisme Raphaël Bastide, Jeremy Landes – typographie  Fungal , distribué par Velvetyne La Grande Masse des Beaux-Arts est une association d’élèves et d’anciens d’écoles d’architecture, d’art et des métiers d’art, ouverte à tous, et qui les unit par des activités créatives au sein de structures communes liées entre elles par un esprit festif et solidaire. [...]
Vernissage le 8 mai à 18H30 Exposition ouverte de 15h à 19h 9,10,11 mai 16,17,18 mai En ce début de printemps, ART SOUS X  a le grand plaisir d’accueillir à Tavers CLAIRE FEUILLET et son exposition « Plutôt nature… ». L’artiste plasticienne nous invite à conduire notre regard et notre imaginaire, au dehors et au dedans, vers un magnifique et poétique remaniement du réel. Venez nombreux vous évader dans cette étonnante création. [...]

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