« Après avoir  accompagné une compagnie de théâtre,  Michel Carmona collabore au cinéma avec de nombreux metteurs en scène. Sa connaissance de la scénographie et de l’accessoire l’incite très jeune à détourner les objets, à créer des univers où la lumière se met en scène. Des objets porteurs d’une histoire se meuvent en œuvres vivantes et vibrantes, mélangeant les genres, confrontant les styles. Des pièces uniques, des installations en forme de cadavre exquis. »

C’est au début des années 90,au Lycée Michelet de Vanves que, passionné de théâtre, il intègre la compagnie de théâtre de rue,  BABYLONE,  avec laquelle il participe aux créations pendant une quinzaine d’années.

Il fait vivre des objets reconvertis pour les besoins de 15 créations, développant ses potentialités créatrices comme accessoiriste, constructeur décorateur et régisseur lumière.

Tout en menant cette vie de compagnie théâtrale, il poursuit des études : lettres modernes à Paris IV Sorbonne  ; cours de scénographie à Paris III avec Gilone Brun (D.E.T.S /1999).

En 2005, au cinéma  il est tantôt accessoiriste, tantôt chef décorateur. Il travaille aussi bien sur des clips, des courts métrages que sur des longs métrages avec notamment Kamel Ouali, Edouard Molinaro, Christophe Honoré, Philippe Claudel, Djamel Ben Salah et  Michael Haneke ou dans des spectacles avec Irina Brook en 2011 .

Dès ses débuts, il pratique l’objet détourné, entre création, lumière et scénographie. C’est à ce croisement qu’il rencontre et commence à faire vivre « ses objets luminaires », des luminaires qui vont au-delà de l’utile. Calfeutré dans son atelier,  les pièces uniques se regardent…

Dès 2009,  il  franchit un pas : montrer son ouvrage singulier à la fois dans son atelier, atelier MU, que dans des expositions de jeunes créateurs à Malakoff ou avec l’association A la Marge.K en 2010.

En 2011, sous l’égide de l’association art sous x, s’ouvre sa 5ème exposition et renouvelle l’expérience lors de plusieurs expositions collectives dont Reflets d’airain  avec Elsa Baratter et en 2012  Allégorie(s)  avec d’autres artistes espagnoles (voir le 56, événements passés).